Monkey Factory cesse son activité, les réseaux de transport public s'adaptent

Article publié sur transbus.org le par Olivier Meyer

QR-Code MyBus sur une bus du réseau Stan à Nancy
QR-Code MyBus sur une bus du réseau Stan à Nancy
MyBus

Fondée en 2014 en Haute-Loire, l'entreprise Monkey Factory a été placée en liquidation judiciaire le 23 juin 2026 par le tribunal de commerce de Clermont-Ferrand.

La société était connue grâce à son application MyBus, devenue NéMO. Celle-ci donnait les horaires en temps réel sur de nombreux réseaux de transport public et permettait l'achat de titres de transport dématérialisés sur certains réseaux partenaires. La validation des tickets s'effectuait généralement en scannant un QR-Code situé à l'entrée ou à bord du bus. Monkey Factory a aussi développé l'application MaaSify, une plateforme MaaS (Mobility as a Service) regroupant tous les services de mobilité d'un territoire. En 2021, Mulhouse Alsace Agglomération (m2A) avait retenu cette technologie de Monkey Factory pour son Compte Mobilité.

Après une première levée de fonds de 2,4 millions d'euros en juillet 2019, Monkey Factory a annoncé en 2022 avoir levé 3 millions d'euros auprès du groupe EDF et de la Banque des Territoires.

Depuis le vendredi 17 juillet 2026 à 16h, les services proposés par Monkey Factory ont cessé de fonctionner. Les autorités organisatrices et leurs exploitants informent les utilisateurs et s'organisent pour remplacer les fonctionnalités par des solutions alternatives.

Depuis le 13 juillet, le site internet du réseau T2C du Syndicat Mixte des Transports en Commun de l'agglomération clermontoise mentionne que la vente des titres T2C n'est plus disponible sur l'application NéMO. Les titres en cours de validité peuvent encore être utilisés sur le réseau.

À Saint-Nazaire, plusieurs services du réseau Ycéo sont impactés. Le site internet ne permet plus l'achat de tickets virtuels ou d'abonnements ainsi que de régler les amendes pour le bus et le stationnement. L'application mobile Ycéo Mobilité est inaccessible. Une nouvelle boutique en ligne est annoncée pour le lundi 27 juillet dans l'après-midi. L'achat de tickets virtuels est désormais possible sur l'application Tixipass.

Le site internet du réseau Stan du Grand Nancy indique l'arrêt de l'application NéMO/MyBus et oriente les voyageurs vers les distribueurs automatiques, l'Espace Info Mobilités ou l'e-boutique. Le réseau précise que les titres déjà achetés sur NéMO/MyBus restent utilisables.

Le réseau Star de Roanne mentionne que suite à la liquidation judiciaire du fournisseur de l'application NéMo, celle-ci cessera définitivement de fonctionner dès ce vendredi 17 juillet à partir de 16h00. Les usagers peuvent récupérer leurs titres de transport dans l'agence Point City. Une carte OùRA leur sera alors remise, avec l'ensemble des titres de transport précédemment détenus sur l'application. Une nouvelle solution digitale de vente des titres de transport unitaires sera mise en place dans les meilleurs délais.

À Châtellerault, le site internet TAC communique sur qu'à compter du 21 juillet 2026, l'achat de titres de transports ne sera plus possible sur l'application NéMO. L'application Modalis permet l'achat de titres de transport sur smartphone.

À Royan, depuis le 6 juillet 2026, l'application Nemo n'est plus en service sur le réseau Cara'bus. Les m-Tickets achetés avant cette date peuvent être échangés à l'agence des mobilités. Une nouvelle application mobile Cara'bus est disponible.

À Béziers, le réseau beeMob indique qu'une nouvelle application mobile beeMob arrive le 27 juillet. En attendant son lancement, les clients sont invités à ne plus acheter de titres sur l'application actuelle développée par Monkey Factory. Les titres déjà achetés restent toutefois valables cet été et peuvent être utilisés normalement.

Monkey Factory a développé l'application MyBus en s'appuyant notamment sur les données diffusées sur le Point d'Accès National (PAN) depuis la promulgation de la loi d'orientation des mobilités (LOM) en 2019. La LOM prévoit aussi l'ouverture de la distribution des titres de transport des réseaux de transport public. Cette disposition était attendue par l'entreprise, mais dans les faits, aujourd'hui la distribution des titres reste effectuée par les autorités organisatrices, leurs opérateurs et leurs dépositaires.

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