Covid-19 : reprise des transports publics en toute sécurité

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Covid-19 : reprise des transports publics en toute sécurité
Distributeur de solution hydroalcoolique à bord d'une rame de tramway
siège condamné dans un bus

Le jeudi 7 mai 2020, le gouvernement a tenu une conférence de presse pour expliquer la manière dont va se dérouler la levée progressive du confinement.

Pour le secteur des transports, des précisions ont été apportées le vendredi 8 mai lors d'une conférence de presse de Jean-Baptiste Djebbari, Secrétaire d'Etat aux transports, au Ministère de l'Écologie, en présence des présidents de la SNCF, de la RATP et de l'UTP, de la présidente de la région Île-de-France et du préfet de la région Île-de-France.

De nouvelles dispositions réglementaires

Un projet de loi de prolongement de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 10 juillet 2020 a été débattu au parlement puis soumis au Conseil constitutionnel. La loi a été promulguée le lundi 11 mai.

Un décret provisoire a été également publié le 11 mai, il abroge celui de 23 mars. Le 12 mai, un autre décret a été diffusé, annulant celui sorti la veille. Concernant les transports, ce dernier décret reprend presque le même contenu que le précédent, tout en corrigeant les erreurs du décret sorti dans la précipitation.

À ce jour, les dispositions suivantes sont en vigueur pour les transports publics :

  • la distanciation physique d'au moins un mètre entre deux personnes doit être observée en tout lieu et en toute circonstance
  • les opérateurs doivent communiquer aux voyageurs par annonce sonore et par affichage des mesures d'hygiène et de distanciation sociale
  • les personnes de 11 ans et plus doivent porter un masque dans les véhicules et dans les espaces accessibles au public (ex : gares et arrêts de bus)
  • les conducteurs et les agents des transports publics de voyageurs doivent porter un masque sauf s'il existe une paroi de séparation du public fixe ou amovible
  • les opérateurs permettent l'accès à un point d'eau et de savon ou à un distributeur de gel hydro-alcoolique pour les voyageurs
  • les préfets peuvent réserver, à certaines heures, l'accès au transport public collectif de voyageurs aux seules personnes effectuant un déplacement pour des motifs définis par ce décret
  • dans les transports scolaires, les usagers de 11 ans et plus et les accompagnateurs doivent porter un masque
  • tous les services de transport de personnes dépassant le périmètre d'une région doivent limiter les réservations à 60 % de la capacité maximale des véhicules

Les opérateurs font de la sécurité une priorité

On note donc la non-reprise des dispositions concernant l'obligation du nettoyage désinfectant des véhicules et de la suspension de la vente à bord par les agents.

Néanmoins, en pratique, les transporteurs mettent en œuvre des mesures complémentaires à la réglementation pour protéger leurs agents et les usagers des transports publics.

Ainsi, on observe l'application des mesures suivantes :

  • incitation à n'utiliser qu'un siège sur deux à bord des véhicules (bus, tramway, métro…)
  • marquage au sol pour indiquer les emplacements aux passagers debout
  • indication du port obligatoire du masque (parfois sur les girouettes)
  • installation de parois de protection pour les conducteurs
  • mise en place de distributeurs de solution hydroalcoolique à bord de certains véhicules, dans les gares et à certains arrêts

Un million d'autocollants d'information ont été posés sur le réseau RATP.

Dans plusieurs réseaux, il y a maintien de la montée par l'arrière et la vente de titres de transport par les conducteurs reste suspendue. Des moyens alternatifs pour se procurer un titre de transport sont souvent proposés.

Dans un communiqué publié le 4 mai, la FNAUT se félicite de l'application de toutes ces mesures qui contribuent à la sécurité des voyageurs.

Par ailleurs, les opérateurs anticipent dès à présent l'après-crise. De nombreux changements dans les habitudes de déplacement pourraient avoir lieu. Les transports collectifs doivent s'adapter pour obtenir à nouveau la confiance de leurs utilisateurs.

Prévenir la saturation des transports en commun

Des centaines de kilomètres de pistes cyclables provisoires ont été aménagées partout en France pour offrir une alternative aux transports en commun tout en évitant un report modal sur l'automobile individuelle générateur de pollution et de congestion routière.

La RATP a également renouvelé ses partenariats avec d'autres opérateurs de mobilité.

Dispositions particulières pour l'Île-de-France

Pour limiter le nombre de voyageurs dans les transports publics d'Île-de-France, des mesures ont été décidées par l'Etat, avec les collectivités locales, les employeurs, les organisations syndicales et les transporteurs.

Une attestation employeur est nécessaire pour prendre les transports franciliens aux heures de pointe. Les heures de pointe retenues sont entre 6h30 et 9h30 et entre 16h et 19h, du lundi au vendredi, jusqu'au mois de juin. Les déplacements pour motifs impérieux seront également autorisés sur ces créneaux. Une tolérance a été appliquée les premiers jours compte tenu de la sortie tardive de l'attestation et de l'impossibilité de la fournir par les employeurs à leurs salariés. À partir du jeudi 14 mai, l'attestation employeur et l'auto-attestation pourront être contrôlées.

Hors Île-de-France, à Lyon une charte a été signée entre les autorités et les employeurs pour encourager le télétravail et étaler les heures de pointe. Mais le préfet n'a pas pris d'arrêté prescrivant des mesures restrictives.

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