Les transports publics face à l'explosion des contaminations au Covid-19

Article publié le par Olivier Meyer - mis à jour le

Certains bus et cars risquent de rester au dépôt faute de conducteur.
Certains bus et cars risquent de rester au dépôt faute de conducteur.
Autocars

Depuis le début de la crise sanitaire, les opérateurs de services de transport public ont mis en œuvre de nouvelles procédures, méthodes et outils de nettoyage des véhicules. L'objectif est d'éliminer le virus pour offrir à leur personnel un environnement de travail sain et permettre aux voyageurs de se déplacer en limitant les risques.

Mais l'explosion du nombre de contaminations au Covid-19 depuis ces derniers jours a déjà des impacts sur le fonctionnement des réseaux de transport public.

Dans plusieurs réseaux, l'offre de transport ne peut être assurée à 100 % par manque de personnel. Les opérateurs informent leur clientèle des suppressions de services par les canaux de communication habituels, comme ici sur Twitter.

Parfois les suppressions de services ne peuvent être communiquées à l'avance. Sur les réseaux sociaux, le community manager d'un réseau de transport public doit alors faire preuve de pédagogie pour expliquer la situation aux voyageurs.

À bord des véhicules, pour limiter les risques, là où la vente à bord avait repris, le rendu de monnaie peut être à nouveau suspendu.

Avec la fin des vacances scolaires, la reprise d'un service normal le lundi 3 janvier 2022 risque donc d'être compliquée pour les opérateurs de transport public (transport urbain, interurbain et scolaire). Dans un contexte de marché du travail déjà tendu, l'indisponibilité d'une partie des conducteurs en raison de la multiplication des contaminations pourrait conduire à une réduction de l'offre de transport. Toutefois, la demande de déplacements va diminuer avec l'instauration de l'obligation du télétravail pour une partie des salariés usagers des transports publics.

Le gouvernement a annoncé lundi 27 décembre 2021 un renforcement des mesures barrières pour tenter d'enrayer la cinquième vague du coronavirus et l'arrivée du variant Omicron très contagieux. Pour les voyageurs, à partir du lundi 3 janvier 2022, le port du masque est obligatoire dès 6 ans (11 ans précédemment). En revanche, l'interdiction annoncée de boire et de manger dans les transports collectifs n'a pas été reprise dans le décret n° 2021-1957 du 31 décembre 2021 modifiant le décret n° 2021-699 du 1er juin 2021 prescrivant les mesures générales nécessaires à la gestion de la sortie de crise sanitaire.

Zoom sur la lutte contre le virus à bord des véhicules de transport public

Plusieurs solutions, très différentes, ont été développées pour éliminer le virus à bord des véhicules (bus, cars, tramway…). Tour d'horizon des solutions actives et passives.

Des lingettes désinfectantes peuvent être passées sur les surfaces. Cette méthode est employée pour le nettoyage des barres et poignées de maintien, mais aussi pour le nettoyage du poste de conduite.

Certains réseaux utilisent des solutions de nébulisation. Il s'agit de l'application, sous forme de brouillard de microgouttelettes, d'un produit efficace contre les virus. La société Technibus commercialise un système de ce type.

Enfin, des barres de maintien antimicrobiennes existent. Il est aussi possible d'obtenir le même résultat en recouvrant les surfaces avec un film adhésif bactéricide, comme MetalSkin développé par la société MetalSkin Technologies.

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