Transition énergétique des autobus : étude comparative par la CATP

Article publié le par Olivier Meyer

L'étude compare différentes motorisations dont les bus électriques à batteries
L'étude compare différentes motorisations dont les bus électriques à batteries
CATP étude

Les filières technologiques concernant les motorisations évoluent rapidement. Il y a dix ans, il n'existait pas d'autobus de 12 mètres à batteries, le gaz était rarement bio et l'hydrogène restait encore à l'état de prototype pour les autobus. De même, la réglementation n'imposait pas certains types de véhicules lors du renouvellement du parc.

Face à ces évolutions, la Centrale d'Achat du Transport Public (CATP) vient d'actualiser son étude comparative sur les différentes motorisations des autobus.

La stratégie de renouvellement des parcs d'autobus doit s'organiser au regard des nouvelles exigences de la réglementation dans le cadre de la transition énergétique. L'étude détaille les obligations réglementaires concernant les flottes de bus en fonction du territoire et de la date de renouvellement.

Les experts ont comparé les énergies disponibles. Sept familles ont été étudiées :

Pour chaque famille d'énergies, les émissions de polluants ont été comparés au diesel.

Le coût global de possession (acquisition, énergie et maintenance) de chaque famille a été calculé sur la base d'un autobus standard de 12 mètres parcourant 40 000 km par an. Les coûts liés aux infrastructures de rechargement, aux formations spécifiques et aux équipements de maintenance sont aussi détaillés.

L'évolution des coûts des différentes énergies étant difficile à prévoir, seule une tendance est indiquée pour chacune.

Une synthèse est proposée sous la forme d'un tableau comparatif des différentes motorisations. Le coût de possession des bus diesel, à carburants alternatifs, GNV et hybrides sont assez proches. En revanche, celui d'un bus électrique à batteries est d'environ 50 % plus élevé et celui d'un bus à hydrogène, filière encore expérimentale, apparaît deux fois plus élevé. Ces deux dernières technologies ont l'avantage de ne pas émettre de polluants lorsque les bus circulent.

L'étude a porté uniquement sur les autobus de 12 mètres. Ces véhicules représentent la majeure partie des flottes de bus, mais une extension à d'autres gabarits serait également intéressante.

Le document se termine par un exemple d'application avec le syndicat mixte des transports du bassin de Briey (ST2B, en Meurthe-et-Moselle). Ce cas est construit à partir d'une série de questions ouvrant la réflexion. Il ne débouche pas sur une conclusion tranchée, laissant le choix de la stratégie aux élus du ST2B.

Cette étude de 70 pages est disponible en téléchargement au format PDF sur le site internet d'AGIR Transport.

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