Covid-19 : les autocaristes demandent du soutien

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Covid-19 : les autocaristes demandent du soutien
Alignement d'autocars de tourisme au Stade de France (image d'archive)
1er mai

Le déconfinement commencera progressivement à partir du lundi 11 mai. Mais l'activité économique ne va pas reprendre pour tous les secteurs d'activité. Les professionnels du tourisme sont parmi les plus touchés. Dans le transport routier de voyageurs, les autocaristes sont en difficulté. L'interdiction des événements regroupant de plus de 5 000 personnes jusqu'en septembre signifie de fait que la reprise d'activité dans le transport occasionnel en autocar sera lente.

Des entreprises au ralenti…

La crise sanitaire due au Covid-19 a débuté le 29 février dernier avec l'annonce par les autorités publiques de l'interdiction des rassemblements de plus de 5 000 personnes. Les transports scolaires ont ensuite été suspendus le 16 mars et les lignes BlaBlaBus et Flixbus sont arrêtées depuis le 17 mars. Les mesures prises ont un impact fort sur la totalité des entreprises du secteur.

Les entreprises de transport par autocars ayant des contrats avec les collectivités perçoivent généralement une indemnisation de leurs charges fixes, déduction faite des indemnités d'activité partielle versées au personnel. Le maintien des lignes régulières, avec une offre adaptée, a permis de conserver un peu d'activité dans certaines sociétés.

…ou totalement à l'arrêt

Les entreprises qui exploitent des services à leurs risques et périls ont suspendu ces activités. Dans les villes, les circuits en bus touristiques ne sont plus assurés (Open Tour, Big Bus Paris…).

D'autres entreprises sont spécialisées exclusivement dans le transport occasionnel, les sorties scolaires, les séjours linguistiques et les voyages touristiques. Certaines combinent deux activités : agence de voyages et transport en autocar.

Pour ces PME, la situation est actuellement difficile. Les salariés sont en activité partielle, mais les charges (notamment les loyers des véhicules) continuent à courir. Quelques prestations de transports ont été réalisées ces dernières semaines pour rapatrier des touristes en fin de croisière. Mais seulement quelques dizaines d'autocars ont été concernés.

Des coûts d'exploitation en hausse et des recettes en baisse

Les autocaristes doivent aussi faire face à des coûts d'exploitation supplémentaires à financer pour désinfecter les véhicules et protéger les personnels.

Le 11 mai, l'activité de transport régulier va reprendre plus largement, mais la fréquentation va rester faible. Les exploitants de lignes en délégation de service public sont confrontés à une très forte baisse des recettes commerciales, voire même une absence totale en cas d'application de la gratuité. Des renégociations avec les autorités organisatrices devront avoir lieu à l'issue de la crise.

Premières défaillances d'entreprises

Après désormais plus de deux mois de crise liée au coronavirus, certaines entreprises sont au bord de la cessation de paiement.

Le groupe Jézéquel, implanté dans les Côtes-d'Armor et le Finistère, est depuis le 15 avril en procédure de sauvegarde ou en redressement judiciaire selon les sociétés. Les activités du groupe (transport scolaire, tourisme et lignes BlaBlaBus) sont à l'arrêt depuis mi-mars.

Appels à l'aide

La FNTV qui représente la profession a lancé un appel au secours dès le 13 mars.

L'OTRE a publié des propositions pour réussir la plan de relance avec des mesures spécifiques au transport de personnes.

L'Unostra demande un accord structurant un plan de relance du tourisme en autocar.

Le mercredi 29 avril, à Dresde en Allemagne et à Vienne en Autriche, des manifestations ont rassemblé chacune une cinquantaine d'autocars de tourisme.

En France, sur Facebook, une initiative SOS autocaristes en détresse a été lancée par la Fédération régionale du transport routier Île-de-France (FRTRI). Le jeudi 14 mai à 12h, un rassemblement d'autocars suivi d'un défilé est annoncé à Paris.

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